Disparition de Martine Amiard

C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès, survenu courant janvier, de notre amie et ancienne collègue : Martine Amiard.

Toute sa vie, tant dans sa vie professionnelle que personnelle, Martine a été portée tantôt par la transmission, tantôt par l’aide aux autres.

Elle qui n’avait pas le bac, a été formatrice à la CCI d’Indre-et-Loire au tout début de l’informatique, éducatrice à l’Institut médico-éducatif de Tours et de Luynes, animatrice et directrice au sein de différents centres de loisirs jocondiens ainsi que famille d’accueil de l’ASE et de l’IRECOV.

C’est par ces derniers emplois qu’elle amène son mari et ses 3 enfants à devenir famille d’accueil ; à ce titre, elle élève plusieurs autres enfants dont un enfant sourd pour lequel elle apprend la Langue des Signes Française.

Elle s’investit aussi beaucoup en tant que bénévole, notamment au Comité d’Animation de la Vallée Violette.

Martine reprend ensuite des études et obtient le diplôme d’assistante sociale. Lors de cette formation, elle suit un stage à la Croix Rouge pendant lequel elle découvre les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs (RÉRS) et fait un mémoire sur la place des travailleurs sociaux dans ces réseaux. À cette occasion, elle se fait la promesse à la fin de son mémoire qu’elle mettra en place un RÉRS à Joué-lès-Tours.

Après avoir exercé son métier d’assistante sociale à la SNCF puis à l’armée, elle assiste ensuite les personnes malentendantes au sein de l’association des parents d’enfants déficients auditifs. Au début des années 2000, elle intègre l’Établissement d’Aide au Travail de Oucques-la-Joyeuse (41), spécialisé pour les personnes sourdes avec handicaps associés. Elle passe ensuite un Diplôme Universitaire « Surdité et santé mentale ».

En 2009, elle prend sa retraite mais s’empresse de prendre contact avec les RÉRS de Touraine et d’ailleurs. Enfin, en 2011, elle lance le Réseau d’Échanges de Savoirs « Les Petites Violettes » au sein duquel elle est la cheville ouvrière. La transmission des savoirs, si chère à Martine, est le cœur de ce réseau. Elle peut ainsi partager nombre de ses savoirs dont la langue des signes, la calligraphie, la couture et le tricot, l’animation d’un réseau. Savoirs qu’elle a également su partager avec sa famille.

En 2010, Martine revient au Centre social de la Vallée Violette (dont elle avait été la première directrice d’accueil de loisirs dans les années 80) d’abord à l’aide aux devoirs et l’éveil culturel auprès des enfants et ensuite comme chargée de mission au développement du pouvoir d’agir des habitants.

À partir de 2016, elle s’investit avec un groupe de soutien auprès de deux familles albanaises réfugiées. En 2018, elle devient accompagnatrice à Emmaüs Cent pour Un.

En 2019, Martine arrête définitivement tout travail rémunéré et se consacre aux Petites Violettes, puis en 2020 et 2021 au Secours Populaire pour le soutien en Français Langue étrangère auprès des Algériens malentendants.

Dernièrement, elle travaillait à la relance des Petites Violettes suite aux confinements et elle tissait de nouveaux partenariats avec la Régie de Quartiers de Joué, la ressourcerie La Charpentière, La Cabane à la Chapelle-aux-Naux, la mairie de Chambray, …

Martine était connue et reconnue partout comme une femme pleine d’énergie, de projets et pétillante de vie. Pour elle rien n’était impossible !

3 réflexions au sujet de “Disparition de Martine Amiard”

  1. Merci et bravo pour cet article ! C’est tout à fait elle.
    Une femme passionnée qui aime aider partager
    j’ai vécu quelques mois avec Martine à Oucques et j’ai apprécié sa compagnie joyeuse !
    nous avons toujours gardé le contact et j’avais idée de la revoir à l’été 2022 mais le destin en a décidé autrement!
    C’est une femme fabuleuse pleine de richesses qui n’aimait pas garder pour elle . Partager était vital !
    Ne pas partager n’avait pas de sens pour elle!
    Martine, la où tu es , je t’embrasse fort On se reverra un jour!

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    • Merci pour votre gentil message.
      Le texte est un extrait de ce que la famille de Martine avait écrit pour ses obsèques et que l’on nous a autorisés à reproduire ici.

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  2. Merci et bravo pour cet article qui résume bien les nombreuses vies de Martine. Sa gentillesse,son ouverture ,sa soif de découvertes multiples,son empathie…tout en elle forçait l’étonnement et l’émerveillement.
    Ceux qui ont eu le bonheur de connaître Martine ne pourront pas l’oublier.
    Requiem in pace, Martine.
    J.Michel.

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